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Le directeur du PAM souligne l’ampleur des difficultés pour atteindre les victimes du tremblement de terre au Pakistan

DUBAI - Selon le Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial des Nations Unies, Mr. James Morris, le défi logistique auquel est confronté la communauté internationale pour venir en aide aux centaines de milliers de victimes du tremblement de terre du 8 octobre dernier au Pakistan, est un des plus difficiles quelle n’ait jamais affronté.

Des milliers de personnes ont désespérément besoin d’aide et le temps presse.

Présent à Dubaï, Mr. James Morris a déclaré qu’en raison d’une combinaison de plusieurs facteurs négatifs, tels que la difficulté d’accès, l’altitude et les épouvantables conditions météorologiques, les agences d’aide humanitaire doivent se battre pour acheminer les secours dans la région.

"Nous faisons face à un défi logistique de taille et fort complexe - un des plus difficiles que nous ayons jamais affronté," a déclaré Mr. Morris.

"Déjà en temps normal, ces zones sont difficiles d’accès, mais les glissements de terrain qui ont bloqué les routes et l’arrivée de l’hiver ralentissent encore l’arrivée des secours alors que le temps presse."

Selon l’Office pour la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), 40 000 personnes ont été tuées au Pakistan et dans la région du Cachemire administrée par les autorités pakistanaises suite au tremblement de terre.

Et l’on craint que le nombre de victimes augmente si l’aide ne parvient pas à temps dans les régions les plus reculées.

Nous faisons face à un défi logistique de taille et fort complexe - un des plus difficiles que nous ayons jamais affrontéJames Morris, Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial des Nations Unies
Avec des températures qui sont entrain de chuter sous la barre du zéro degré Celsius, ce sont des milliers de personnes abritées sous des tentes en plastique qui sont exposées au risque d’hypothermie.

A la recherche de l’aide, beaucoup de survivants descendent à pieds des montagnes et il y a de nombreux cas de gangrène.

"Les agences humanitaires sont parvenues à distribuer de l’aide à des centaines de milliers de personnes, mais d’après les dernières estimations il reste encore près d’un demi million de personnes en situation de survie qui n’ont toujours pas pu être secourues.

"Les victimes n’ont pas seulement besoin d’aide alimentaire, mais de tentes, de couvertures et d’assistance médicale et d’eau potable," a déclaré Mr Morris.

La semaine dernière, le PAM a commencé à utiliser des hélicoptères pour acheminer des vivres dans les régions coupées par les routes.

Mais ce week-end le mauvais a temps a cloué ces hélicoptères au sol et le PAM a été contraint de recourir à des moyens de transport alternatifs.

Pour atteindre les personnes dans le besoin, l’aide alimentaire du PAM a été transportée par chevaux et mulets le long de chemins de montage abruptes et étroits.

Grâce aux efforts coordonnés des acteurs de la communauté internationale, environ un demi million de personnes ont reçu suffisamment de nourriture pour survivre au cours des prochains jours.

Cette aide comprend des biscuits énergétiques du PAM, qui ne nécessitent aucune préparation, aucune cuisson, complétée par de la farine de blé et des légumineux, ainsi que d’autres denrées alimentaire fournies par les organisations non gouvernementales internationales, tel que Islamic Relief and Concern, quelques ONG pakistanaises et l’armée pakistanaise.

La PAM a lancé un appel de fonds à la communauté internationale pour un montant de 56 millions de dollars afin de nourrir un million de personnes pendant six mois.

A ce jour, l’Arabie Saoudite (3,3 millions de dollars), l’Islande (75 000 dollars), les Iles Faroe (16 000 dollars), le Canada (4,2 millions de dollars) et la Suisse (500 000 dollars) ont répondu à l’appel du PAM pour un montant total de 23,6 millions de dollars, qui ont été immédiatement alloués à la mise en ouvre des opérations aériennes.