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De nouvelles lignes directrices fournissent une feuille de route pour la réouverture des écoles en toute sécurité

Photo: PAM/ Amadou Baraze
NEW YORK/PARIS/ROME, 30 avril 2020 – Alors que la fermeture des écoles touche près de 1,3 milliard d’élèves dans le monde, l'UNESCO, l'UNICEF, le PAM et la Banque mondiale ont publié aujourd'hui de nouvelles directives pour leur réouverture en toute sécurité.

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et la Banque mondiale ont rendu publiques aujourd’hui de nouvelles lignes directrices sur la réouverture en toute sécurité des établissements scolaires alors que le confinement continue d’affecter un milliard d’élèves et d’étudiants de par le monde.

Ces lignes directrices avertissent que les fermetures généralisées d'établissements scolaires en réponse à la pandémie de COVID-19 présentent un risque sans précédent pour l'éducation et le bien-être des enfants, en particulier pour les enfants les plus marginalisés qui dépendent de l'école pour leur instruction, leur santé, leur sécurité et leur nutrition. Les lignes directrices offrent des conseils pratiques aux autorités nationales et locales sur la manière d'assurer la sécurité des enfants lorsqu'ils retournent à l'école.

« Alors que de nombreux élèves prennent du retard dans leur apprentissage en raison de la fermeture prolongée des écoles, la décision, loin d'être simple, de savoir quand et comment rouvrir les écoles devrait être une priorité », a déclaré la directrice générale de l'UNESCO, Audrey Azoulay. « Une fois que le feu vert aura été donné sur le front de la santé, il faudra mettre en place tout un ensemble de mesures pour s'assurer qu'aucun élève ne soit laissé pour compte. Ces lignes directrices fournissent des orientations générales aux gouvernements et aux partenaires afin de faciliter la réouverture des écoles pour les élèves, les enseignants et les familles. Nous partageons un même objectif, celui de protéger et de faire progresser le droit à l'éducation pour chaque apprenant ».

Pour Henrietta Fore, Directrice générale de l'UNICEF, « l'augmentation des inégalités, les mauvais résultats en matière de santé, la violence, le travail des enfants et le mariage précoce ne sont que quelques-unes des menaces à long terme pesant sur les jeunes qui ne vont pas à l'école. Nous savons, a-t-elle ajouté, que plus les enfants restent longtemps en dehors de l'école, moins ils ont de chances d'y retourner un jour. Si nous ne donnons pas la priorité à la réouverture des écoles - quand il n'y a pas de danger à le faire - nous risquons d'assister à une inversion dévastatrice des progrès de l'éducation ».

Les lignes directrices indiquent que s'il n'y a pas encore suffisamment de preuves pour mesurer l'impact des fermetures d'écoles sur les taux de transmission des maladies, les effets négatifs des fermetures d'écoles sur la sécurité et l'apprentissage des enfants sont bien documentés. Les progrès réalisés ces dernières décennies en matière d'accès à l'éducation des enfants risquent d'être perdus et, dans les pires cas, complètement annulés.

« Dans les pays les plus pauvres, les enfants comptent souvent sur les écoles pour leur seul repas de la journée. Mais comme de nombreuses écoles sont désormais fermées à cause du COVID, 370 millions d'enfants sont privés de ces repas nourrissants qui sont une bouée de sauvetage pour les familles pauvres. Ils sont également privés de l'aide sanitaire qu'ils reçoivent normalement à l'école. Cela pourrait causer des dommages durables, c'est pourquoi, lorsque les écoles rouvriront, il est essentiel que ces programmes de fourniture de repas et ces services de santé soient rétablis, ce qui peut également contribuer à ramener les enfants les plus vulnérables à l'école », a déclaré pour sa part David Beasley, directeur exécutif du PAM.

L'intérêt supérieur de l’enfant et les considérations générales de santé publique - fondées sur une évaluation des avantages et des risques associés à l'éducation, à la santé publique et aux facteurs socio-économiques - doivent être au centre des décisions des autorités nationales et locales de rouvrir les écoles, indiquent les lignes directrices.

Les écoles doivent examiner comment elles peuvent mieux rouvrir - avec un meilleur apprentissage et un soutien plus complet pour les enfants à l'école, y compris dans les domaines de la santé, de la nutrition, du soutien psychosocial et des installations d'eau, d'assainissement et d'hygiène.

Alors que les pays sont confrontés au processus de réouverture des écoles, l'UNESCO, l'UNICEF et le PAM - dans le cadre de la Coalition mondiale pour l'éducation - invitent les gouvernements à évaluer les avantages de l'enseignement en classe par rapport à l'apprentissage à distance, ainsi que les facteurs de risque liés à la réouverture des écoles, en notant les indices peu concluants concernant les risques d'infection liés à la fréquentation scolaire.

Les lignes directrices comprennent :

  • La réforme des politiques. Les implications politiques concernent toutes les dimensions des lignes directrices, y compris des politiques claires pour l'ouverture et la fermeture des écoles en cas d'urgence sanitaire, les réformes nécessaires pour étendre l'accès équitable aux enfants marginalisés et non scolarisés ainsi que pour renforcer et normaliser les pratiques d'apprentissage à distance.
  • Les besoins de financement. Répondre à l'impact du COVID-19 sur l'éducation et investir dans le renforcement des systèmes éducatifs pour la reprise et la résilience.
  • La sécurité des opérations. Assurer des conditions qui réduisent la transmission des maladies, protègent les services et fournitures essentiels et favorisent un comportement sain. Cela inclut l'accès au savon et à de l'eau pure pour le lavage des mains, des procédures sur les cas où le personnel ou les élèves ne se sentent pas bien, des protocoles sur la distanciation sociale et de bonnes pratiques d'hygiène.
  • L’apprentissage compensatoire. Mettre l'accent sur les pratiques qui compensent le temps d'instruction perdu, renforcer la pédagogie et s'appuyer sur des modèles d'apprentissage hybrides tels que l'intégration d'approches dans l'enseignement à distance. Cela doit inclure des connaissances sur la transmission et la prévention des maladies.
  • Le bien-être et protection. Mettre davantage l'accent sur le bien-être des élèves et renforcer la protection des enfants grâce à des mécanismes d'orientation améliorés et à la fourniture de services scolaires essentiels, notamment les soins de santé et l'alimentation scolaire.
  • Atteindre les plus marginalisés. Adapter les politiques et pratiques d'ouverture des écoles afin d'élargir l'accès aux groupes marginalisés tels que les enfants non scolarisés, les enfants déplacés et migrants et les minorités. Diversifier les communications et les actions de sensibilisation essentielles en les rendant disponibles dans les langues pertinentes et dans des formats accessibles.

Selon Jaime Saavedra, Directeur mondial de la Banque mondiale pour l'éducation, « une fois que les écoles commencent à rouvrir, la priorité est de réintégrer les élèves dans le milieu scolaire en toute sécurité et de manière à permettre une reprise de l'apprentissage, en particulier pour ceux qui ont subi les plus grandes pertes d'apprentissage. Il s'agit d'un moment critique car il constitue la rampe de lancement d'une nouvelle norme qui devrait être plus efficace et plus équitable. Pour gérer les réouvertures, a-t-il précisé, les écoles devront être préparées sur le plan logistique et le personnel enseignant devra être prêt. Et elles devront disposer de plans spécifiques pour soutenir la reprise des apprentissages des élèves les plus défavorisés. Les lignes directrices offrent un cadre pour aller de l'avant et sur lequel s'alignent les principales agences des Nations unies ». 

 

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Note aux éditeurs

UNESCO: L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) entend contribuer à la paix au travers de la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture, de la communication et de l’information. Ses programmes visent à la concrétisation des Objectifs de développement durable (ODD) définis dans le Programme de développement à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale de l’ONU en 2015.

UNICEF: Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) œuvre dans les zones les plus dures du globe afin d’atteindre les enfants les plus défavorisés. Il agit partout en faveur de tout enfant dans plus de 190 pays et territoires, afin de bâtir un monde meilleur pour tout un chacun.

Programme alimentaire mondial (PAM): Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies est la plus importante organisation humanitaire dans le monde. Elle sauve des vies dans les situations d’urgence, œuvre à la prospérité et apporte son appui à un avenir durable pour les personnes ayant subi la guerre, des catastrophes et l’impact du changement climatique.

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George Papagiannis, UNESCO

Tel: +33 1 45 68 17 06, g.papagiannis@unesco.org