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Besoin urgent d’aide pour les déplacés maliens

ROME – Le peuple du Mali continue à subir les conséquences des déplacements massifs de populations et a urgemment besoin de nourriture et d’autre assistance humanitaire, a déclaré Mme Ertharin Cousin, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) suite à une visite de cinq jours au Mali et au Burkina Faso (du 13 au 17 mars) pour rencontrer les personnes affectées par le conflit au Mali ainsi que le cycle de sécheresse et de mauvaises récoltes.

«Les populations souffrent toujours ; la crise n’est pas encore finie. Il existe des problèmes de sécurité dans de nombreuses communautés au nord et les personnes ne peuvent pas retourner chez elles. Nous devons continuer à apporter un soutien pour que les enfants puissent continuer à recevoir une assistance alimentaire,» a indiqué Mme Cousin, après avoir rencontré hier les déplacés a Mopti, une ville au centre du Mali considérée comme la porte d’entrée vers le nord du pays. D’ici, le PAM achemine des vivres par transport routier et fluvial vers Tombouctou situé en amont de Mopti.
 
Certaines zones au Mali sont récemment devenues plus accessibles et le PAM a commencé à transporter des vivres vers le nord du pays qui a été coupé de presque toute assistance humanitaire depuis la recrudescence du conflit, il y a un an. Néanmoins, la situation reste volatile et beaucoup de zones sont toujours inaccessibles. 
 
Selon les Nations Unies, plus de 270 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du Mali alors que plus de 170 000 réfugiés ont fui vers les pays voisins notamment le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger. Le PAM et ses partenaires fournissent une assistance alimentaire dans tous ces quatre pays. 
 
Mme Cousin a souligné que la communauté internationale devrait intensifier ses efforts pour venir en aide aux maliens déplacés et vulnérables tout en ajoutant qu’il faudrait également assurer un soutien continu aux communautés affectées par la crise provoquée par la sécheresse qui a frappé la région du Sahel en Afrique l’année dernière- la troisième en sept ans.
 
«Le Sahel se trouve confronté à un double menace : l’instabilité provoquée par un conflit qui a poussé des réfugiés à traverser ses frontières et la faim chronique provoquée par des cycles récurrents de sécheresses et de mauvaises récoltes. L’année dernière, la communauté internationale a permis d’éviter une crise au Sahel mais il nous reste encore beaucoup à faire», a déclaré Mme Cousin. 
 
Au Burkina Faso, Mme Cousin s’est rendue dans un camp de réfugiés à Mentao. Le Burkina Faso accueille plus de 47 000 réfugiés maliens dont plus de 5 000 sont arrivés depuis le début de l’année. Au Niger, le PAM fournit une assistance alimentaire à environ 50 000 réfugiés alors qu’en Mauritanie, environ 74 000 réfugiés reçoivent une aide du PAM. 
 
Au Burkina Faso, Mme Cousin a également visité un centre local de nutrition, un programme de repas scolaires et un projet de conservation des sols, soutenus par le PAM, ses bailleurs et ses partenaires. Elle a remarqué que ces activités ont permis de limiter l’impact de la sécheresse de l’année dernière et permettront aux communautés de mieux résister et faire face aux futurs chocs. 
 
«Il ne s’agit pas de se demander ‘si’ il y aura une nouvelle sécheresse mais plutôt quand est-ce qu’elle aura lieu. Si nous continuons sur le chemin que nous avons entamé l’année dernière, nous pouvons bâtir la résilience au Sahel,» a indiqué Mme Cousin en faisant référence aux programmes destinés à aider les agriculteurs à améliorer et vendre leurs récoltes et aux projets qui visent à créer des biens communautaires comme les systèmes d’irrigation et les initiatives pour dynamiser l’économie locale. 
 
Cette année, le PAM prévoit d’atteindre plus d’un million de personnes au Mali et un million de personnes au Burkina Faso à travers de divers programmes notamment une assistance auprès des personnes déplacées et des programmes de repas scolaires, de vivres contre formation, de bons d’achat alimentaire et de transferts monétaires qui permettent aux populations d’acheter des vivres produit localement et de nutrition pour les mères et les jeunes enfants. 
 
En 2013, le PAM prévoit de venir en aide à 5,5 millions de personnes dans les huit pays affectés par le conflit au Mali et la sécheresse de l’année dernière- le Burkina Faso, le Cameroun, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad. Le budget total de ces opérations s’élève à 611  millions de dollars. 
 

Contact

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Malek Triki, Porte-parole du PAM pour l'Afrique de l'Ouest
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