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Au cœur du travail du PAM : rencontre avec Amal au Liban, auprès des familles syriennes et libanaises

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Amal dans son bureau au Liban. Photo: WFP/ Fiona GUY

Depuis l'éclatement de la crise syrienne, plus d'un million de réfugiés syriens ont trouvé refuge au Liban (soit 20% de la population libanaise). Dans un pays déjà fragile économiquement, ces nombreuses arrivées soulèvent désormais des enjeux majeurs en termes de sécurité alimentaire. Nous retrouvons sur place Amal, du Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies, qui apporte une assistance alimentaire aux familles syriennes et libanaises les plus vulnérables.

Depuis combien de temps travaillez-vous au Programme Alimentaire Mondial (PAM) ?

Amal : J'ai rejoint le PAM au Liban en juin 2012, lors de l'opération de réponse d'urgence à la crise syrienne et notre objectif principal était de fournir une aide alimentaire aux personnes touchées par la crise et aux personnes les plus vulnérables à la faim.

Quel est votre rôle actuel au PAM ?

Aujourd'hui, je suis assistante monitoring. Ma tâche principale est de coordonner et d'effectuer des activités de surveillance sur une certaine zone spécifique, et de fournir des rapports pour garantir une livraison efficace de l'aide en espèces, grâce à notre programme de cartes électroniques destiné aux réfugiés syriens et familles libanaises vulnérables. Chaque mois, les cartes électroniques sont rechargées d'un montant de 27 dollars par personne et elles peuvent être utilisées pour acheter de la nourriture dans tous les magasins agréés à travers le Liban.

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Amal discute avec un réfugié syrien à Saadnayel, dans la Bekaa. Photo: WFP/ Fiona GUY

À quoi ressemble une journée-type au PAM ?

Quand on travaille au PAM, il faut être dynamique, toujours prêt à prendre ses responsabilités et à répondre rapidement aux situations d'urgence. Il faut aussi exécuter toute une série d'activités et de processus de surveillance, tels que la distribution de cartes électroniques, le suivi des magasins agréés et tous les problèmes liés à leur fonctionnement, la participation aux réunions avec les partenaires et les autres agences des Nations Unies, ainsi que le suivi des activités.

Qu'est-ce que vous appréciez le plus dans votre travail ?

La partie de mon travail que je préfère est celle où nous fournissons une assistance aux personnes dans le besoin, en aidant le PAM à sauver des vies et à atteindre son principal objectif d'éradiquer la faim.

Voir la reconnaissance dans les yeux de ceux auxquels nous venons en aide est l'aspect le plus touchant de mon travail, et c'est ce qui m'a rendu fidèle à l'organisation et à sa vision.

J'ai eu la chance d'acquérir une expérience exceptionnelle sur le travail humanitaire et de faire la connaissance de personnes, de cultures et d'horizons différents.

Quelle est la situation pour les réfugiés au Liban ?

Le Liban accueille la deuxième plus grande population de réfugiés syriens dans la région, sa vulnérabilité économique s'est dégradée, certains réfugiés vivent dans une extrême pauvreté et l'insécurité alimentaire est élevée en raison de l'insuffisance de fonds qui menace l'aide alimentaire, ajoutée à des tensions entre la communauté hôte et les réfugiés syriens.

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Amal travaille en tant qu'assistante monitoring, en coordonnant des activités de surveillance sur une zone spécifique. Photo: WFP/ Fiona GUY

Pourquoi recommanderiez-vous de travailler au PAM ?

Travailler au PAM donne la chance de redécouvrir le vrai sens du mot « humanitaire »; et de savoir que vous pouvez faire la différence en fournissant une aide alimentaire aux personnes dans le besoin. Vous contribuez à améliorer la nutrition, à sauver des vies et à renforcer la résilience des personnes et des communautés touchées par une crise.

Selon vous, quelle est la meilleur partie de cette opération du PAM ?

Au Liban, l'opération du PAM met en œuvre des programmes novateurs d'aide alimentaire à travers la carte électronique pour les réfugiés syriens vulnérables qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins essentiels — nourriture, logement, santé éducative — et les familles libanaises du programme. Ce système leur permet d'avoir la liberté de choisir leurs achats en fonction de leurs priorités et de leur donner accès à des fruits et légumes frais.

En outre, le PAM, avec l'appui de ses partenaires, soutient des activités liées au renfort des moyens de subsistance dans tout le pays, tels que la formation numérique ou la construction de biens productifs, comme par exemple des systèmes d'irrigation. Cela leur redonne espoir et la possibilité d'un avenir meilleur.

Qu'est-ce que le PAM peut améliorer?

J'aimerais que le PAM soit plus connu — car c'est l'un des principaux organismes humanitaires chargés de fournir de l'aide — et aussi d'envisager davantage de programmes du type « food for education » (cantines scolaires) pour améliorer à la fois la nutrition et l'accès à l'éducation pour les enfants.