La France soutient le programme de transfert d’espèces du PAM pour les réfugiés en Tanzanie

Publié le 03 juillet 2017

KASULU – Le gouvernement français a versé 250 000 euros au Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour que réfugiés en Tanzanie puisse continuer à recevoir de l’aide en espèces. Suite à l’allocation précédente de l’année dernière (750 000 euros), cette contribution confirme l’engagement du gouvernement français en matière de sécurité alimentaire et d’approches inclusives.

Depuis décembre 2016, le PAM a commencé à distribuer 20 000 TSh (9 dollars américains) chaque mois à 10 000 réfugiés dans le cadre d’un programme pilote, mis en place en collaboration avec des partenaires comme le gouvernement de la Tanzanie ou le Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR). La contribution de la France permet au PAM de continuer son programme de transfert d’espèces pour 10 000 réfugiés pendant deux mois supplémentaires. 

Dans le cadre de ce programme, les réfugiés reçoivent des rations d’huile végétale enrichie et de mélange de porridge, tandis que les rations de farine de maïs, de légumineuses et de sel sont remplacées par des espèces. Avant le lancement du programme de transfert d’espèces, les réfugiés recevaient l'aide alimentaire du PAM en nature.

Selon une étude récente, 98 pourcent des ménages participant au programme préfèrent les distributions en espèces, tandis que 83 pourcent ont déclaré qu’ils ont amélioré leur consommation et diversité alimentaire.

« Ceci est un projet pour lequel le soutien de la France est essentiel » a déclaré madame Malika Berak, ambassadrice de France en Tanzanie. « Ce système va permettre une assistance alimentaire plus efficace, plus respectueuse des marchés locaux et une meilleure empreinte écologique ». 

L’aide en espèces a pour avantage de créer un marché stable pour les fermiers et commerçants locaux, tout en offrant aux réfugiés et aux autres bénéficiaires la possibilité de choisir librement ce qu’ils achètent, cuisinent et comment ils nourrissent leur famille.

« En raison des innovations avec les transferts en espèces, l'aide en espèces a émergé non seulement comme le moyen privilégié pour les réfugiés de recevoir de l’aide alimentaire, mais aussi comme une méthode efficace qui stimule les économies locales", a déclaré Michael Dunford, représentant du PAM  en Tanzanie. «Les transferts en espèces et l'activité économique accrue peuvent également contribuer à renforcer l'infrastructure locale, telles que les services financiers, les services sur le marché, ainsi que la disponibilité de réseaux internet et mobiles. »

Au cours des dernières années, le PAM a augmenté le montant de l'aide qu'il fournit en espèces et en bons alimentaires. Globalement, 29 pour cent des bénéficiaires du PAM reçoivent une aide alimentaire à travers des transferts en espèces.

Depuis la recrudescence des instabilités au Burundi en 2015, plus de 250 000 burundais se sont réfugiés en Tanzanie, qui accueille aujourd’hui 315 000 réfugiés, y compris plusieurs venant de la République Démocratique du Congo.

À la fin de l'année, le PAM vise à étendre son programme de transfert d’espèces à 80 000 réfugiés. Le PAM a besoin d'un montant total de 6,8 millions de dollars américains par mois pour continuer à fournir une alimentaire aux réfugiés en Tanzanie.

 

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Philippe Boncour, French Embassy to Tanzania, Head of Cooperation and Cultural Affairs, philippe.boncour@diplomatie.gouv.fr, tel. +255 (0) 22 219 88 48