Un an après la crise au Sahel, la Directrice exécutive du PAM se rend au Burkina Faso

Publié le 25 mars 2013

La Directrice exécutive du PAM, Mme Ertharin Cousin, dans le camp de réfugiés de Mentao au Burkina Faso.

Copyright: WFP/ Daouda Ouedraogo 

Mme Ertharin Cousin, Directrice Exécutive du PAM, a effectué une visite officielle au Burkina Faso du 13 au 15 mars 2013, sur invitation du Président Blaise Compaoré. Cette visite intervient un an après la crise alimentaire et nutritionnelle doublée par l’afflux des réfugiés pour lesquels le PAM a apporté une assistance alimentaire d’urgence à 1,5 million de personnes.
En dépit du fait que les résultats de la récolte agricole soit meilleurs cette année par rapport à l’année dernière, la situation alimentaire demeure préoccupante au Burkina Faso.
«Le Sahel se trouve confronté à une double menace : l’instabilité provoquée par un conflit qui a poussé des réfugiés à traverser ses frontières et la faim chronique provoquée par des cycles récurrents de sécheresse et de mauvaises récoltes. L’année dernière, l’appui de la communauté internationale a permis d’éviter une crise au Sahel mais il nous reste encore beaucoup à faire», a déclaré Mme Cousin. 
Au cours de sa mission, Mme Cousin a rencontré le Président du Faso, les ministères partenaires du PAM, les représentants des donateurs,  l’équipe de coordination humanitaire ainsi que le personnel du PAM dès le premier de sa visite.
Résister aux futurs chocs
Le lendemain, Mme Cousin et la délégation qui l’accompagne  se sont rendues au camp de réfugiés de Mentao qui est le plus grand du pays, où elle a assisté à une distribution de vivres. Ensuite elle a visité un programme de cantines scolaires assisté par le PAM où des élèves réfugiés bénéficient aussi des deux repas servis par jour, une activité d’«espèces contre actifs productifs» soutenue par le PAM pour réhabiliter 125 ha de terres dégradées au profit des populations hôtes, grâce à la technique de demi lune qui permet au sol de garder l’humidité plus longtemps.  
«Il ne s’agit pas de se demander «si il y aura une nouvelle sécheresse mais plutôt quand est-ce qu’elle aura lieu», a indiqué Mme Cousin, en faisant référence au programme «d’espèces ou vivres contre actifs productifs» destiné à aider les communautés à mieux résister et faire face aux futurs chocs. 
Mme Cousin a visité également un centre de nutrition, où le PAM fournit une assistance aux enfants de moins de cinq ans malnutris modérés ainsi qu’aux femmes enceintes et allaitantes malnutries. A tous les niveaux, elle a eu l’opportunité de s’adresser directement aux bénéficiaires et d’écouter leurs préoccupations.
A Ouahigouya, dans la région du Nord, où elle devait prendre son avion pour se rendre au Mali, la Directrice Exécutive a visité l’association AMMIE, une ONG partenaire qui en 2012, a mis en œuvre une activité de sensibilisation sur les questions de Genre pour le compte du PAM, et qui poursuit l’assistance du PAM aux personnes vivant avec le VIH ainsi qu’aux orphelins du Sida.
 En 2013, le PAM a besoin de 36 millions de dollars pour son programme d’intervention au Burkina Faso.