Tchad: le PAM au secours des familles menacées par la faim

Publié le 27 juillet 2010

Le PAM apportera une assistance alimentaire vitale à près de 605 000 personnes touchées par la sécheresse au Tchad.

Copyright: WFP/Judith Schuler

Récoltes insuffisantes, pluies irrégulières et prix de nourriture élevés ont frappé les pays du Sahel Oriental dont le Tchad. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans la bande Sahélienne du Tchad a augmenté cette année, passant de 41% à l'ouest du Tchad de la population en mai 2009 à 61% en mars 2010.
TLEHAYE – Selon l’enquête sur la sécurité alimentaire en situation d’urgence (EFSA) menée par le PAM dans six régions à l'ouest du Tchad en mars, six familles sur dix luttent pour leur survie pendant la saison de soudure au Tchad cette année. La malnutrition touche désormais 19 à 29% des enfants âgés de moins de 5 ans. Ces taux dépassent largement les seuils d’urgence. En savoir plus
Distributions alimentaires
Face à cette situation alarmante, le PAM effectue des distributions générales de vivres dans les régions tchadiennes les plus sévèrement touchées par la sécheresse depuis début juin. Environ 242,000 personnes ont reçu une aide alimentaire dans l’est du pays alors que l’agence prévoit d’atteindre près de 605,000 personnes à l’ouest d’ici fin juillet.
L’opération a reçu plus de deux millions d’euros de contributions du gouvernement français.
Soutenir les familles
Zeinaba Mahamat, 76 ans, a perdu son mari il y a quinze ans. Depuis, elle s’occupe toute seule de sa famille de dix personnes y compris son fils handicapé, seul homme de la famille. Zeinaba a vécu plusieurs périodes de soudure à Tléhaye, un village de 400 habitants qui dépend fortement de l’agriculture. D’habitude, les bergers du village ne sont pas trop affectés par les chocs climatiques mais cette année, beaucoup d’entre eux ont perdu leur bétail à cause de la sécheresse qui a asséché les pâturages.
« Notre existence est étroitement liée au climat. Il y a des saisons où les récoltes sont suffisantes et d’autres comme celle de l’année dernière où les faibles pluies ont tout détruit, » explique-t-elle. « Il arrive qu’à un certain point nous ne trouvons plus de nourriture malgré nos meilleurs efforts. » 
L’assistance alimentaire du PAM est donc vitale. « Avec ce sac de sorgho, je peux ajouter des céréales au peu que nous offre la nature cette année, » se réjouit Zeinaba.