Soudan du Sud: une journée dans la vie d’Umjima

Publié le 25 novembre 2012
De nombreuses personnes ont traversé la frontière vers le Soudan du Sud pour échapper au conflit au Soudan. Umjima Yacob, mère de 7 enfants, en fait partie. Voici quelques photos pour illustrer son quotidien dans un camp de réfugiés.

Voici Umjima Yacob, 32 ans et mère de sept enfants. Umjima a fui sa maison pour échapper au conflit au Soudan. Elle fait partie de plus de 110 000 réfugiés qui reçoivent une assistance alimentaire vitale du PAM dans l’état du Nil supérieur au Soudan du Sud. Nous avons passé une journée avec Umjima dans le camp de Gendressa.

 

«J’ai dû fuir ma maison au Soudan, il y a quelques mois, lorsqu’il a eu des bombardements aériens sur mon village. Les enfants et moi, nous avions très peur. Nous sommes immédiatement partis et nous avons marché pendant plusieurs semaines avant d’arriver dans les campements de réfugiés au Sud Soudan.»

 

«Je suis très contente que mon mari a pu enfin nous rejoindre. Il était berger et il a décidé de rester sur place pour s’occuper du bétail. Mais peu de temps après nous sommes partis, on lui a pris le bétail. Par conséquent, lui aussi, il est parti et il vit actuellement avec nous dans ce camp.»

 

«Jusqu’à ce que les conditions de sécurité le permettent, cette tente est notre maison. Ici, nous recevons une assistance de plusieurs organisations humanitaires et nous ne craignons pas pour notre vie.»

 

«Tous les matins, je prépare à manger pour ma famille. Nous recevons des vivres lors des distributions alimentaires qui ont lieu une fois par mois.»

 

 

«Tous les mois, je me rends au centre de distribution où le PAM et ses partenaires me donnent du sorgho, des petits pois, de l’huile et du sel. Ces rations sont suffisantes pour nourrir mon mari et mes enfants jusqu’à la prochaine distribution.»
 
«Certes, la vie est difficile mais nous sommes contents d’être toujours vivants et nous sommes très reconnaissants pour tout le soutien qu’on nous apporte.»
 
«Nous avons presque tout laissé derrière nous quand nous sommes partis. Parfois je pense à tout ce que nous avons abandonné quand je fais le linge mais nous nous débrouillons avec ce que nous avons et nous espérons que ça ira mieux bientôt.»
 
«J’adore mes enfants. Je ne peux jamais arrêter de m’en occuper d’eux peu importe les difficultés. Je suis aussi ravie que les plus jeunes- Ramada, Ferida et Huda- reçoivent une assistance spéciale. Lorsque nous sommes arrivés dans le camp, ils étaient tous affaiblis et je m’inquiétais beaucoup pour eux.»
 
«Toutes les deux semaines, je les amène dans un centre de nutrition pour un suivi médical. J’y reçois des produits spécialisés pour eux. Moins d’un mois après avoir commencé ces visites, je pouvais déjà constater une différence.»
 
«Ils sont désormais en bonne forme et on me dit qu’ils reprennent bien des forces!»
 
«On nous conseille également de boire de l’eau potable pour notre santé.»
 

 

Copyright: WFP/Philipp Herzog