Les réfugiés yéménites retrouvent un sentiment de normalité à Djibouti

Publié le 13 février 2018

Une histoire du camp de Markazi à Djibouti

Le Programme Alimentaire Mondial Djibouti apporte une assistance alimentaire à tous les réfugiés et les demandeurs d'asile enregistrés dans les camps du pays. Les distributions générales de vivres comprennent une composante en espèce pour diversifier leur alimentation, augmenter leur pouvoir d'achat et dynamiser les marchés locaux. En outre, les centres de santé distribuent des compléments nutritionnels aux enfants souffrant de malnutrition et aux femmes enceintes et allaitantes dans les camps de réfugiés.
Depuis le début du conflit au Yémen en 2015, des milliers de personnes ont fui le pays pour trouver refuge à Djibouti. Le pays a accueilli environ 38 000 réfugiés yéménites, dont beaucoup sont partis vers d'autres pays. Ceux qui sont restés, vivent dans le camp de réfugiés de Markazi à Obock et dans les zones urbaines de Djibouti.

Fathia, âgée de 40 ans, accompagnée de son mari, Ado, et de ses six enfants font parmi de ces Yéménites. Ils ont laissé tout ce qu'ils avaient à Doubab sur la côte yéménite pour arriver à Obock en juin 2015. « Au début, les conditions dans le camp étaient difficiles pour nous parce que nous avions une vie confortable au Yémen, des repas décents pour toute la famille et nos enfants allaient à l'école », explique Fathia.

"Je remercie le PAM pour l'aide constante qu'il nous apporte depuis notre arrivée et l'argent que nous recevons depuis le mois d’octobre. Cela fait une énorme différence car nous pouvons désormais acheter du poisson, des légumes, des condiments et du lait pour les enfants".
Concrètement, la ration mensuelle alimentaire et monétaire du PAM est composée de 9 kilogrammes de farine de blé, 1 kilogramme de légumineux, 1 litre d'huile, 0,5 kilogramme de sucre et 0,15 kilogramme de sel et de 500 francs djiboutiens par personne, pour compléter le panier alimentaire.

Fathia ajoute que les produits alimentaires sont facilement disponibles sur le marché. Cela étant dit, compte tenu du fait qu'il n'y a que quatre détaillants dans le camp, le PAM leur a accordé un prêt pour accroître leur capacité à faire face à toute augmentation de la demande, notamment en raison des transferts monétaires. Cependant, la condition pour recevoir ce prêt est d'être situé dans le camp et d'offrir de la nourriture fraîche dans leurs magasins.

L'assistance en espèce apportée par le PAM grâce à la générosité de USAID est un soulagement pour ces familles mais elle représente également un coup de fouet pour l'économie djiboutienne, avec des milliers de clients réfugiés achetant de la nourriture dans les magasins locaux.

"Manger du poisson fait partie de notre culture. Avec l’argent du PAM, nous avons le sentiment de retrouver notre identité, celle d'avant la guerre au Yémen ", a expliqué Fathia.