Les e-cartes du PAM facilitent la vie des familles syriennes dans les camps turcs

Publié le 24 septembre 2015

Photo © WFP

Nous avons rencontré Amina, une mère syrienne réfugiée avec ses cinq enfants dans un camp en Turquie. Amina est nostalgique de la vie paisible qu’elle menait à Homs, elle garde l’espoir de retourner un jour en Syrie et de retrouver sa vie d'avant le conflit.

 

Une nouvelle maison et une nouvelle vie

Au camp de Malatya, l’un des 25 camps gérés par le gouvernement turc, Presque 8000 personnes vivent dans des petits conteneurs aménagés. Parmi eux, plus de 1200 bébés et enfants de moins de quatre ans. Dans les allées, entre les conteneurs d’une blancheur étincelante, la vie semble avoir repris son cours : on peut entendre les rires des enfants en train de jouer dehors avant le début d’une nouvelle année scolaire, les femmes font du pain frais pour accompagner le dîner, et les voisins échangent les nouvelles qu’ils reçoivent de leurs familles et amis restés en Syrie.

“Retourner en Syrie est ce qu'il y a de plus important pour moi” nous confie Amina Akkud, une mère de cinq enfants vivant dans le camp. Même si la Turquie est sa nouvelle terre d’accueil, c’est avec douleur qu’elle se souvient de la vie qu’elle et sa famille menaient il n’y a pas si longtemps à Homs. « Nous menions une vie confortable. Nous avions plusieurs maisons que l’on louait pour se faire des revenus complémentaire. Tout ce qu’il nous reste, vous pouvez le voir ici » déplore-t-elle en montrant son petit abri et ses quelques effets personnels.

Les femmes ont un rôle important dans les camps

Les femmes remplissent un rôle important dans le camp, plusieurs d’entre elles se retrouvant à la tête de leurs ménages alors que le conflit en Syrie à séparer plusieurs familles et emporter de nombreuses vies. Amina, âgée de 48 ans, ne le sait que trop bien. Son mari vit à l’étranger avec un oncle depuis plusieurs mois, et c’est maintenant sa responsabilité de s’assurer que leurs quatre enfants aillent à l’école et puissent manger correctement.

Amina est cependant inquiète pour sa fille Shahad, 20 ans, restée en Syrie avec son mari et leur bébé. « En raison des conditions de vie en Syrie, ma fille ne peut manger de la viande qu’une fois par mois si elle a de la chance. Ici, nous mangeons de la viande deux fois par semaine grâce aux coupons électroniques du Programme alimentaire mondial (PAM). » Amina utilise une e-carte fournie par le PAM et le Croissant rouge turc (Kizilay) pour ses courses alimentaires pour toute la famille. En dehors du camp, cela ressemblerait à n’importe quelle carte bleue mais, pour Amina, c’est une carte "vitale". L’e-carte, créditée chaque mois de 28,8$ pour chaque membre de la famille, lui permet d’acheter leurs aliments préférés et de cuisiner des repas sains dans l’intimité de leur logement de fortune.

Les e-cartes offrent le choix et ont un aspect pratique

En Turquie, l’e-carte PAM-Kizilay permet d’assister en ce moment même plus de 150 000 réfugiés syriens vivant dans 11 camps et, en juillet 2015, le programme a été étendu pour venir en aide aux familles vulnérables vivant en dehors des camps dans les régions de Gaziantep et d’Hatay. Le PAM envisage également d’étendre cette assistance aux familles vivant en dehors des camps dans les régions de Şanlıurfa et de Kilis.

 

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