Des enfants attendent leurs parents à un centre de distribution alimentaire du PAM à Jonglei.
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Suite au récent référendum au Sud-Soudan, le PAM œuvre pour s’assurer que la faim ne s’aggrave pas dans cette région où la sécurité alimentaire est menacée par des décennies de conflits et de catastrophes naturelles. Voici quatre axes de la stratégie du PAM contre la faim au Sud-Soudan.
ROME – Le 9 janvier dernier, le peuple sud-soudanais s’est exprimé lors d’un référendum devant déterminer l’avenir de la région- union avec le nord ou la sécession. Aujourd’hui, cette région, touchée par des conflits et la faim depuis des décennies, se trouve face à une échéance clé.
Depuis le 30 octobre dernier, le référendum et la possibilité de l’indépendance, a encouragé le retour de plus de 100 000 sud-soudanais vivant dans le nord ou à l’étranger. Avec une population en pleine croissance et beaucoup d’incertitude, la faim risque de s’aggraver au Sud-Soudan.
Au cours de ces derniers mois, le PAM a mis en place une stratégie pour relever ce défi. Voici les 4 axes clés de notre stratégie à long terme :
1. Soutenir la population sur place
Le PAM distribue une assistance alimentaire aux familles les plus vulnérables, soit 750 000 personnes, par le biais de ses programmes existants. En 2010, le PAM a nourri environ 3 millions de personnes pendant la période difficile de soudure où la nourriture est rare.
2. Soutien aux rapatriés
Le PAM a déjà fourni des rations alimentaires à plus de 104 000 rapatriés sud-soudanais et pourra nourrir jusqu’à 500 000 personnes en cas de besoin. Nous distribuerons des rations de 3 mois dans le cadre d’un kit de réintégration.
3. Renforcer les capacités pour 2011
Le PAM a pré-positionné des vivres d’une quantité suffisante pour nourrir 1 million de personnes pendant 6 mois, dans plus de 100 points stratégiques avant le referendum afin de faciliter le retour des rapatriés et de répondre aux déplacements éventuels des populations.
4. Mobilisation transfrontalière
Le PAM pré-positionne également des vivres dans les pays voisins comme le Tchad, la République centrafricaine, la République Démocratique du Congo (RDC), l’Ouganda, le Kenya et l’Éthiopie. Ces vivres seront distribués aux réfugiés dans le cas où l’instabilité politique déclenche des mouvements des populations.