Le 7 milliardième humain est né. Est-il menacé par la faim?

Publié le 02 novembre 2011

Le PAM développe ses programmes pour soutenir les petits agriculteurs afin d'augmenter la productivité agricole et répondre aux besoins alimentaires croissants.

Copyright: WFP/Vanessa Vick

Cette semaine, la population mondiale a passé le cap des 7 milliards d’êtres humains. Le sept milliardième habitant de notre planète est né dans un monde où une personne sur sept souffre déjà de la faim et où l’humanité est confrontée à de nombreux défis comme la hausse des prix alimentaires, l’urbanisation et le changement climatique. Dans ce contexte de croissance démographique- nous serons plus de 9 milliards d’êtres humains sur la Terre en 2050- quel avenir pour la sécurité alimentaire et la faim?
Nous comptons désormais 7 milliards de personnes sur la Terre, dont une personne sur sept ne mange pas à sa faim. Selon les Nations Unies, la population mondiale dépassera 9 milliards d’humain en 2050 et atteindra le cap de 10 milliards en 2100. L’Asie restera le continent le plus peuplé tandis que la population triplera en Afrique.
Face à cette croissance démographique qui, sans doute, augmentera la pression sur les ressources mondiales, le PAM s’appuie sur de nouveaux outils innovants pour améliorer la productivité agricole et offrir aux populations vulnérables un accès à la nourriture.
L’agence élargit ses filets de protection sociale et développe ses programmes pour soutenir les petits agriculteurs et renforcer les réserves alimentaires afin de protéger les plus vulnérables. 
De plus, le PAM se concentre également sur l’accès aux bons aliments au bon moment afin d’assurer une meilleure nutrition aux nouveaux habitants de la Terre, de leur conception jusqu’à l’âge de 2 ans, soit au cours des 1 000 premiers jours de la vie.
La faim face aux nouveaux enjeux
Plus de la moitié de la population mondiale vit dans des zones urbaines. Le PAM développe, à grande échelle, ses programmes de transferts monétaires et de bons d’achat alimentaire qui sont particulièrement efficaces dans des contextes urbains où les populations n’ont pas les ressources nécessaires pour acheter les produits alimentaires disponibles sur le marché – en somme, dans les cas où c’est l’accès à la nourriture qui pose problème, non la disponibilité des produits.
Les populations vulnérables doivent également faire face au défi du changement climatique qui  menace d’accroître fortement le nombre de personnes exposées à la faim. De la prévision des chocs à la réaction rapide en cas de crise, en passant par le renforcement de la capacité de résistance aux menaces, le PAM met en place divers programmes afin de renforcer la résilience de dizaines de millions de personnes dont la vie et les modes de subsistance sont mis en péril par la dégradation de l’environnement, la pauvreté et les effets cumulés du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la faim.