Dans un marché local à Dhaka.
Copyright: WFP/Chu Cancan
À ce jour, les hausses des prix les plus importantes ont été enregistrées en Bolivie. Le prix des haricots a augmenté de 179% par rapport à 2010 tandis que les prix de la farine et du riz ont augmenté de 44% et 33% respectivement. Les prix ont grimpé en décembre dernier lorsque le gouvernement a suspendu les subventions sur le pétrole provoquant une hausse de 70% du prix du pétrole.
La hausse des prix alimentaires est à la base de l’inflation qui a atteint deux chiffres dans ce pays africain suite à des réductions de subventions sur le pétrole, le sucre et d’autres produits importés. En janvier, le taux d’augmentation des prix a été de 15,4% et le prix du pétrole a augmenté d’un tiers depuis le début du mois.
Les prix alimentaires ont augmenté de manière dramatique suite au séisme qui a frappé Haïti en janvier 2010. Même si les prix se sont stabilisés à la fin de l’année dernière, depuis, ils ont atteint le même niveau que le pic enregistré la semaine suivant le tremblement de terre. Selon Oxford Analytica, un think tank international, Haïti fait partie des pays les plus vulnérables à la flambée des prix alimentaires.
Le prix du blé au Kirghizstan, qui a augmenté de 40% depuis janvier 2010, est au niveau le plus haut en Asie centrale. L’un des pays les plus pauvres de la région, le Kirghizstan dépend fortement des importations agricoles russes et a été sévèrement touché par l’interdiction sur les exportations, imposée par le gouvernement russe suite aux mauvaises récoltes.
Selon les experts, les prix alimentaires en Arménie, pays enclavé, ont enregistré une hausse de 26% en décembre. La dépendance du pays sur les importations agricoles le rend particulièrement vulnérable à la volatilité des prix. Par ailleurs, les familles arméniennes dépensent habituellement plus de la moitié de leurs revenus en nourriture et doivent donc dépenser encore plus pendant cette période difficile.
Les prix du maïs et du sorgho ont augmenté de plus de 80% depuis septembre en raison des mauvaises récoltes. Selon les estimations, les familles dépensent de 60 à 80% de leur revenu en nourriture.