Les femmes afghanes se fabriquent un meilleur avenir avec le soutien du PAM

Publié le 26 octobre 2012

Outre les rations alimentaires mensuelles, les femmes afghanes vulnérables reçoivent également des machines à coudre.

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Offrir à des femmes afghanes la possibilité de développer et d’acquérir des compétences exploitables est une façon d’aider leur pays à atteindre la sécurité alimentaire ainsi que la paix et la stabilité.

par Assadullah Azhari

Le manque d’emploi est un enjeu majeur en Afghanistan. Le chômage est considéré comme une des principales causes d’instabilité- mais il est difficile de trouver un emploi lorsque seul 17% de la population adulte, au-dessus de l’âge de 25 ans, a reçu une réelle éducation formelle.
La situation est d’autant plus complexe pour les femmes qui ont un accès encore plus restreint à l’éducation. De nombreuses familles ont perdu leurs membres hommes pendant les années de conflits et les femmes- souvent analphabètes et sans aucune formation- doivent s’occuper de leurs enfants et de la famille.
Nourriture et machines à coudre
Les activités de «Vivres contre Formation» sont une des initiatives principales du PAM destinées à encourager les adultes vulnérables à assister à des cours d’alphabétisation ou à des formations. En Afghanistan, la majorité de ces initiatives ciblent les femmes.
Les participantes de ces projets reçoivent des rations alimentaires lorsqu’elles assistent à différentes formations comme la broderie, la couture,  l’apiculture, la menuiserie. La durée de la formation est souvent de 6 à 7 mois et pendant cette période, tous les mois, chaque participante reçoit une ration familiale de blé, d’huile, d’haricots ou de lentilles et de sel.
Un cours de couture récemment mis en place dans l’est de Kaboul est géré par ‘Rehabilitee Organization for Afghan War Victims (ROAWV)’, une ONG partenaire du PAM. Grâce à une contribution du gouvernement de la Slovénie, le PAM pourra fournir aux 100 participantes femmes des rations alimentaires ainsi qu’une machine à coudre et d’autres outils qu’elles pourront garder à la fin du cours.
Travail respectueux
Une des participantes, Maymona, 38 ans, est veuve. Elle a 5 enfants et son fils ainé a déjà commencé à travailler pour soutenir la famille. Il n’a que 12 ans et il vend après l’école du bulani, un plat afghan composé de pain et de légumes. 
«Même pendant l’hiver très rude, mon fils vend du bulani dans les rues », indique Maymona. Afin de nourrir sa famille et gagner un peu d’argent, Maymona travaille comme femme de ménage chez des particuliers. «Ce n’est pas un bon travail car il n’est pas respectueux pour une femme d’entrer chez des inconnus en Afghanistan. J’espère qu’en apprenant la couture, je pourrai trouver un emploi qui ne m’oblige pas à aller chez des gens. »
Mari toxicomane
Farida a 38 ans. Son mari est toxicomane: il n’a pas d’emploi et la responsabilité de soutenir sa famille de huit personnes incombe à Farida. Comme Maymona, Farida gagne actuellement sa vie comme femme de ménage.
«J’espère qu’en apprenant à faire bien la couture, je pourrai gagner bien ma vie en fabriquant des vêtements,» nous confie Farida. «La nourriture que je reçois ici apporte un grand soutien et c’est un vrai soulagement pour ma famille car je n’ai aucun autre moyen de les nourrir,» ajoute-elle.