Les enfants syriens cherchent le confort de normalité dans un camp de réfugiés

Publié le 28 janvier 2013

Zeina avec ses parents.

Copyright: WFP/Reem Nada

Zeina, 10 ans, et sa famille ont été déplacées trois fois à l’intérieur de la Syrie avant d’arriver en Jordanie en quête d’un refuge sûr. Originaire d’Homs, l’une des villes les plus durement frappées par le conflit ces derniers mois, la famille de Zeina est passée d’un endroit à l’autre avant d’arriver dans le camp de Zaatari.
CAMP DE ZAATARI, JORDANIE – Alors qu’elle commence à s’adapter à la vie dans le camp de réfugiés, Zeina cherche des moyens de poursuivre les mêmes activités qu’elle faisait chez elle. Elle aime bien aller à l’école, aider sa mère et jouer avec ses amis. Ces amis sont de nouveaux copains qu’elle a rencontrés dans le camp ou pendant le trajet jusqu’à la frontière.
«Les matins, je vais d’abord à l’école et une fois l’école terminée, j’aide ma mère dans la cuisine,» indique Zeina. Sa mère travaille en tant qu’enseignant dans l’école du camp. «J’essaie de l’aider au mieux mais je ne peux pas encore faire la cuisine : je suis beaucoup trop jeune,» ajoute Zeina. 
Le père de Zeina était homme d’affaires à Homs. La famille qui était, à l’époque, propriétaire d’une grande maison et de deux magasins de meubles à Daraa, vit depuis trois mois dans le camp de Zaatari et reçoit des rations du PAM deux fois par mois. «Nous avons tout laissé…de ce qu’il nous restait,» explique Abu Ziyad, le père de Zeina. «J’ai plus de 50 ans. Je serais resté, même jusqu’à la fin de mes jours, s’il n’y avait pas les enfants. Je devais absolument les emmener vers un refuge sûr et maintenant, il faut que je fasse de mon mieux pour relever tous les défis auxquels nous nous trouvons confrontés.»
Même si elle est une fille plutôt joyeuse, Zeina a très peur et bouche ses oreilles chaque fois qu’elle entend le bruit d’un avion ou même quelqu’un crier. «Nous avons dû l’amener dans un hôpital l’autre jour lorsqu’il y a eu quelques tirs pour annoncer un mariage dans le camp. Il a fallu lui donner une injection pour la calmer,» indique son père.
Dans son vocabulaire d’enfant qui normalement ne contiendrait jamais des mots tels ‘des bombardements’ ou ‘des tirs de roquettes’, elle nous raconte la terreur qui les a obligés de fuir Homs et éventuellement leur pays.
«Il y avait des tirs et des attentats : ils nous ont obligés d’abandonner notre maison. Ils lançaient des tirs de roquettes sur notre maison et nous avons dû nous cacher dans un bunker,» dit-elle.
Malheureusement, il y a plusieurs enfants comme Zeina qui ont dû fuir, avec leur famille, le conflit en Syrie vers les pays voisins. Le PAM répond à des besoins alimentaires des réfugiés syriens en Jordanie, en Turquie, au Liban et en Irak à travers des distributions alimentaires et des bons d’achat alimentaire.