9 enfants qui ont pu vaincre la faim et devenir des héros

Publié le 27 février 2013

Chaque année, le PAM distribue des repas scolaires à environ 22 millions d’écoliers dans plus de 60 pays.

Copyright: WFP/Rein Skullerud

Un journaliste, une alpiniste, un ministre et un marathonien- Qu’ont-ils en commun? Chacun d’eux a pu s’instruire grâce aux programmes des repas scolaires du PAM. Ces repas leur ont permis de se concentrer sur leurs études et de rester à l’école. Voici leurs histoires. Elles mettent en avant le rôle essentiel joué par les repas scolaires dans l’épanouissement des enfants.

ROME- Chaque jour, des millions d’enfants vont à l’école et font ainsi un premier pas pour sortir de la pauvreté. Mais aucun enfant ne peut étudier le ventre vide. Il leur faut des aliments nutritionnels pour mieux apprendre et rester en bonne santé.
Et puis, ces enfants, Que deviennent-ils plus tard ? Nous avons rencontré 9 enfants, maintenant adultes, pour connaitre leurs histoires.
 
Le marathonien 
Avant de gagner deux médailles olympiques et devenir titulaire d’un record mondial de marathon, Paul Tergat était élève dans la province démunie de la Vallée du Rift au Kenya. Selon lui, les repas scolaires qu’il a reçus enfant ont été essentiels à son développement athlétique. Aujourd’hui, Paul est Ambassadeur du PAM contre la faim et prête sa voix pour apporter son soutien aux élèves sous-alimentés aux quatre coins du monde.
 
Le journaliste
Pour Apollinaire Gahungu, touché par le polio et la pauvreté, la vie n’était pas facile. Mais tout a changé lorsqu’il s’est inscrit dans une école soutenue par le PAM à Bujumbura au Burundi où il est sorti premier de sa classe. Aujourd’hui, Apollinaire est Chargé de la Communication à l’Ambassade d’Afrique du Sud au Burundi après avoir fait une grande carrière de journaliste.
 
L’alpiniste
La route jusqu’au sommet du Mont Everest fut longue. Celle-ci débuta lorsque les parents de Nim Doma Sherpa l’envoyèrent à l’école afin de recevoir les repas gratuits distribués par le PAM. «Au départ, mes parents m’ont envoyé à l’école pour que je puisse manger mais, progressivement, j’ai commencé à m’intéresser aux études,» raconte-elle. Maintenant son rêve d’atteindre le plus haut sommet du monde réalisé, Nim Doma se prépare à gravir les plus hauts sommets des sept continents.
 
L’humanitaire
Dungkar Drupka est Chargé des opérations d’aide alimentaire du PAM au Bhoutan. En tant qu’enfant, il a connu la faim et la pauvreté et il a pu s’en sortir grâce aux repas scolaires. Aujourd’hui, Il est reconnaissant au PAM pour tout ce qu’il a fait pour lui et tout ce qu’il continue à faire pour d’autres enfants bhoutanais. «Nous avons le choix de faire de ce monde un meilleur endroit, » indique Dungkar.
 
Le Ministre de l’Éducation
Quand elle était petite, Mamphono Khaketla, actuelle Ministre de l’Éducation au Lesotho, recevait des repas scolaires à son école locale. Aujourd’hui Ministre au gouvernement national, elle fait de son mieux pour permettre aux enfants de son pays de recevoir, eux aussi, cet appui. Environ 1 500 écoles distribuent des repas scolaires au Lesotho. « Je suis le parfait exemple du pouvoir des repas scolaires, » déclare-t-elle.
 
La femme active
En 1990, alors âgée de 7 ans, Vera Tavares a participé à un reportage du PAM sur les repas scolaires et la manière dont ils permettaient de motiver les enfants comme elle à fréquenter à l’école. Aujourd’hui, après des études universitaires, elle est devenue femme active qui s’occupe de sa mère et de son frère, étudiant à l’université. Les repas scolaires l’ont aidée à briser le cercle de la faim et de la pauvreté et à devenir autonome. 
 
L’élève ambitieuse
Alors que des adolescents du monde entier sont moroses à l’idée  de retourner en cours, voici une jeune fille qui, bien au contraire, s’en réjouit – et à raison. Réfugiée somalienne dans le camp de Dadaab, le plus grand camp de réfugiés au monde, Fatuma Omar a réussi contre toute attente à obtenir une bourse pour intégrer la plus réputée des écoles de jeunes filles du Kenya. Elle pense déjà à l’université où elle veut poursuivre des études pour devenir médecin. 
 
Le travailleur humanitaire 
Kekeletso Mabeleng se souvient clairement combien elle était contente de recevoir des repas scolaires du PAM quand elle était petite, vivant dans une province démunie au Lesotho. Aujourd’hui, elle travaille au PAM pour assurer que d’autres enfants reçoivent, eux aussi, ce précieux soutien. Employé au PAM depuis 8 ans, Kekeletso est Assistante de Programmes, responsable de la mise en place des programmes de nutrition et de santé en collaboration avec le gouvernement. 
 
Le chauffeur au PAM
La première fois que Wilson Ereng, chauffeur pour le PAM au Kenya, est allé à l’école, c’était juste après que sa famille ait perdu son bétail. A l’époque il  n’y avait plus rien à manger chez lui. La garantie des repas scolaires du PAM représenta une motivation supplémentaire pour poursuivre ses études pendant 10 ans.