5 agriculteurs qui ont transformé leur vie grâce à l’initiative ‘Achats pour le Progrès’

Publié le 25 février 2013

L'initiative 'Achats pour le Progrès' est un projet pilote sur 5 ans qui vise à aider les petits agriculteurs à renforcer leur résilience.

Copyright: WFP/Charles Ha

Aider les petits agriculteurs est une des meilleures façons de renforcer les communautés et construire un monde sans faim. C’est l’objectif de l’initiative «Achats pour le Progrès» ou P4P menée par le PAM dans 21 pays pilotes. Actuellement dans sa cinquième et dernière année de la phase pilote, voici les témoignages de 5 agriculteurs qui ont participé à ce projet novateur.
ROME – Au cours des quatre dernières années, l’initiative P4P a permis à des milliers d’agriculteurs et leur famille de briser le cycle de la faim et de la pauvreté.
P4P leur a permis d’augmenter la quantité et la qualité de leur production, d’accéder aux marchés, de mieux gérer les risques et de se nourrir même pendant les périodes de crises.
Alors que l’initiative P4P entame la dernière année de sa phase pilote, nous souhaitons vous présenter 5 agriculteurs qui ont participé à ce projet.
Salvador
Selon Calendaria de Jesus Sermeno, apprendre comment améliorer la qualité de leur rendement a permis aux femmes agricultrices d’atteindre le même niveau de production que leurs homologues hommes. «Les femmes et les hommes se sentent plus égaux et nous avons l’opportunité de tout gérer nous-mêmes,» explique-t-elle. Cela sert également à attirer de nouveaux clients qui acceptent de payer plus cher pour avoir une meilleure qualité de vivres.
Les Achats pour le Progrès

Les achats au service du progrès sont une initiative novatrice qui a pour but d'aider les petits producteurs en leur offrant des débouchés et en les rendant compétitifs sur les marchés agricoles. En savoir plus.

Sud Soudan
Dans le plus jeune pays du monde, P4P a aidé Oyat à passer du stade où il dépendait seulement de ce qu’il cultivait au stade où il peut enfin vendre ses récoltes pour bien gagner sa vie. Après avoir participé au projet pendant 2 ans, il a pu élargir son activité agricole, passant ainsi de 2 à 10 hectares. Oyat, 25 ans, aimerait utiliser les bénéfices de sa prochaine récolte pour poursuivre des études agricoles à Juba.
Rwanda
D’après Deo Bapfaguleka, P4P a permis aux agriculteurs faisant partie de sa coopérative à mieux négocier dans le marché local. «Nous ajoutions des pierres dans les sacs car nous savions que les marchands nous trompaient avec les poids. Mais aujourd’hui, nous faisons de notre mieux pour assurer la meilleure qualité car nous avons un acheteur fiable.» Bapfaguleka explique qu’avec l’argent supplémentaire qu’ils ont gagné en vendant des vivres au PAM, ils ont acheté de nouveaux poids pour éviter que les marchands continuent de les tromper. 
Ouganda
Pendant des années, John Mbalule vendait les surplus tout de suite après les récoltes lorsque les prix étaient à leur niveau le plus bas car il ne disposait pas d’entrepôts. Tout a changé grâce au nouveau système de stockage mis à la disposition des agriculteurs participant au projet P4P. «Nous pouvons désormais stocker le maïs pour le vendre au bon moment à des prix intéressants x.» Cela lui permet de gagner plus d’argent et les marchés sont mieux approvisionnés entre les récoltes. 
Malawi
Angelo vit très loin du marché et ne vendait jamais de vivres jusqu’au jour où P4P lui a donné accès à un client fiable. Depuis, il a gagné suffisamment d’argent pour construire une nouvelle maison et payer les frais de scolarité de ses enfants. «J’ai aussi pu acheter un téléphone portable pour communiquer avec les autres agriculteurs de mon village.»